frein

Recherches associées à frein: freon

frein

n.m. [ lat. frenum ]
1. Dispositif destiné à ralentir ou à arrêter un ensemble mécanique en mouvement : Le frein à main d'une voiture. Elle a donné un brusque coup de frein accélérateur
2. Fig. Ce qui retient, entrave : La diminution du nombre des naissances est un frein au rajeunissement de la population obstacle ; aide
3. En anatomie, ce qui bride ou retient un organe : Le frein de la langue.
4. Partie du mors qui se trouve dans la bouche du cheval.
Frein moteur,
utilisation du moteur d'une automobile comme frein quand on cesse d'accélérer.
Mettre un frein à qqch,
chercher à l'arrêter : Tu dois mettre un frein à ces dépenses inconsidérées.
Ronger son frein,
supporter impatiemment l'inactivité, l'attente ou la contrainte : Elle ronge son frein en attendant les résultats elle bout d'impatience
Sans frein,
sans limites : Une ambition sans frein effréné ; modéré
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

FREIN1

(frin ; l'n ne se lie pas : un frin argenté ; au pluriel, l's se lie : des frin-z' argentés) s. m.
Autre nom du mors, partie de la bride qu'on passe dans la bouche du cheval pour le gouverner.
....Les chevaux, que leur sang effarouche, Bouleversent leur charge, et n'ont ni frein ni bouche [CORN., Les vict. du roi en 1672]
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix [RAC., Phèdre, v, 6]
Ses coursiers n'obéissent plus au frein [FÉN., Tél. XXIV]
Fig.
Il est vrai qu'il [le diable] a ses forces entières ; mais celui qui les lui a laissées pour son supplice, lui a mis un frein dans les mâchoires, et ne lui lâche la bride qu'autant qu'il lui plaît [BOSSUET, 2e sermon, démons, 3]
Celui qui met un frein à la fureur des flots [RAC., Athal. I, 1]
Il mord en frémissant le frein de l'esclavage [VOLT., Alz. I, 1]
Ronger son frein, se dit du cheval qui, forcé au repos, mâche le frein qu'il a dans la bouche.
Le superbe coursier que Didon devait monter rongeait son frein à l'attendre [LE P. CATROU, dans DESFONTAINES]
Fig. Ronger son frein, réprimer le dépit qu'on éprouve.
Le marquis d'Harcourt rongeait son frein de n'avoir pas eu la liberté de traiter avec la reine pour l'amirauté [SAINT-SIMON, 81, 43]
Ronger son frein, signifie aussi être condamné à l'ennui.
La plupart aux grands airs élèvent leurs aînées, Tandis qu'en un couvent, lieu pour elles malsain, Les cadettes nonnains sont à ronger leur frein [HAUTEROCHE, Bourg. de qualité, III, 4]
Prendre le frein aux dents, s'emporter, en parlant du cheval ; locution venant de ce que, le frein exerçant son influence sur le fond de la bouche et la jonction des lèvres, le cheval y échappe en rejetant le frein en avant et en le tenant dans les dents. On dit plutôt aujourd'hui prendre le mors aux dents. Fig. Prendre le frein aux dents, se livrer avec emportement à quelque chose, n'être plus retenu.
Fig. Ce qui retient sous l'autorité, dans les bornes du devoir, de la raison.
Les nouvelles villes étaient un frein à qui voudrait remuer [VAUGEL., Q. C. l. X, dans RICHELET]
C'est [la confession] un frein merveilleux pour arrêter notre cœur, et pour réprimer ses désirs criminels [BOURDAL., 13e dim. après la Pentec. Dominic. t. III, p. 674]
Mais de combattre en elle et dompter ses faiblesses.... Mettre un frein à son luxe, à son ambition [BOILEAU, Sat. X]
Quel frein pourrait d'un peuple arrêter la licence ? [RAC., Iphig. IV, 4]
Digne emploi d'un ministre ennemi des flatteurs, Choisi pour mettre un frein à ses jeunes ardeurs [ID., Brit. III, 3]
Je sais combien crédule en sa dévotion, Le peuple suit le frein de la religion [ID., Bajaz. I, 2]
Qu'un roi n'a d'autre frein que sa volonté même [ID., Athal. IV, 3]
Ils ne mettent plus de frein à leurs passions [FÉN., Tél. XXII]
Ils ne connaissent plus d'autre frein que leur volonté [MASS., Pet. carême, Tent.]
Nasica, dans cette vue, voulait lui laisser [à Rome] la crainte de Carthage comme un frein pour modérer et réprimer son audace [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 524, dans POUGENS]
En d'autres temps mon courage tranquille Au frein de vos leçons serait souple et docile [VOLT., Mérope, V, 3]
La crainte d'être déposé est un plus grand frein pour les empereurs turcs que les lois de l'Alcoran [ID., Mœurs, 93]
Être méprisé de ceux avec qui l'on vit est une chose que personne n'a jamais pu et ne pourra jamais supporter ; c'est peut-être le plus grand frein que la nature ait mis aux injustices des hommes [ID., Trait. métaph. ch. 9]
Si vous ne reconnaissez point de Dieu, quel frein aurez-vous pour les crimes secrets ? [ID., Honnêt. littér. 27]
Mettre un frein à sa langue, s'abstenir de parler par prudence ou par honnêteté.
Terme d'anatomie. Nom de certains ligaments, qui brident ou retiennent une partie. Le frein de la langue. Le frein du prépuce, petit repli qui unit le prépuce au gland. Les freins de la glande pinéale, ses pédoncules supérieurs. Terme d'entomologie. Crochet de l'aile des lépidoptères.
Cerceau autour du rouet du moulin à vent, qui arrête le moulin par le moyen d'une bascule.
Terme de mécanique. Appareil pour modérer ou détruire la vitesse d'un mécanisme. Le frein d'une locomotive. Frein dynamométrique, appareil pour mesurer le travail des moteurs.

PROVERBE

    À vieille mule frein doré, se dit pour se moquer d'une vieille qui se pare pour faire la jeune.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Li frein sont d'or, les selles d'argent mises [, Ch. de Rol. VII]
  • XIIe s.
    Donc [il] laisse courre à plein fren estendu [, Ronc. p. 60]
    La cruiz [croix] arcevesqual fist porter à sa destre, E la reisgne [rêne] del frein tint en la main senestre [, Th. le mart. 38]
  • XIIIe s.
    À tant es vous un musart qui le prit par le frain et le vot [voulut] retourner ariere [, Chr. de Rains, 118]
    Que la premeraine vertu, C'est de metre en sa langue frain [, la Rose, 7089]
    Pren durement as dens le frain, Et donte ton cuer et refrain [, ib. 3079]
    Cil qui ensuit sa volenté sanz frain de raison, vit à loi de beste sanz vertu [BRUN. LATINI, Trésor, p. 337]
    Frains d'or ne fait meillor cheval [ID., ib. p. 457]
  • XIVe s.
    Il estoit li premiers au frein de l'ainsné filz du roy [son premier gouverneur] [, dans MORÉRI, Moreuil Bernard, 6e du nom]
  • XVe s.
    Quand le sire de Bauderoden les vit venir, il tourna son frein tout sagement, et fit chevaucher son pennon et ses compagnons pour revenir au pont.... [FROISS., I, I, 139]
    Or nous faut prendre le frein aux dents [ID., II, II, 152]
    Tout esdenté, mon frein me fault rongier [CH. D'ORL., Ball. 132]
  • XVIe s.
    Nostre ame ne sçauroit de son siege atteindre si hault ; il faut qu'elle le quitte et s'esleve, et, prenant le frein aux dents, qu'elle emporte et ravisse son homme si loing, qu'aprez il s'estonne luy mesme de son faict [MONT., II, 22]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. fren, fres ; catal. fre ; espagn. et ital. freno ; portug. freio ; du lat. frenum, qui se rapproche naturellement de fretus, soutenu, garni ; c'est le radical sanscrit dhar, tenir, porter.

FREIN2

(frin) s. m.
Vieux terme de mer. Vagues qui se brisent contre un obstacle.

REMARQUE

  • Ce mot devrait être écrit fraint (voy. l'historique et l'étymologie).

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    La premiere soirée et tout le lendemain les frains de la mer, qui estoit rude, firent que le comte ne pust faire descente [D'AUB., Hist. II, 86]
    La sentinelle ne pouvant les ouir à cause des freins de l'eau et du grand bruit qu'elle fait en cet endroit [ID., ib. II, 374]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. frangere, qui avait donné, dans l'ancien français, fraindre, participe fraint.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

frein

FREIN. n. m. Ancien nom du mors, la partie de la bride qu'on met dans la bouche du cheval pour le gouverner. Un cheval qui mâche son frein, qui ronge son frein.

Fig. et fam., Ronger son frein, Retenir son dépit, son ressentiment en soi-même et n'en laisser rien éclater au-dehors.

Prov., À vieille mule, frein doré, On pare une vieille bête pour la mieux vendre.

Il se dit figurément de Tout ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison. L'honneur, les lois, les bienséances sont autant de freins qui retiennent les hommes qui les empêchent de mal faire. Le frein de la religion, des croyances. Sa passion ne connaissait plus de frein, n'avait plus de frein. Mettre un frein à ses désirs, à ses passions, à sa colère, à son ressentiment. Ironiquement, Mettez un frein à votre éloquence.

Par analogie, il se dit, en termes d'Anatomie, d'un Ligament qui bride ou retient quelque partie. Le frein ou filet de la langue.

En termes d'Arts, il se dit d'un Dispositif destiné à modérer la vitesse d'un mécanisme, à enrayer les roues d'un véhicule. Le frein d'une locomotive. Serrer les freins. Frein d'une automobile, d'une bicyclette. Frein à main. Frein à pédale, Frein que l'on actionne avec la main, avec le pied. Frein contre pédalage, Frein d'une bicyclette à roues libres qui serre dans le moyeu arrière et fonctionne par un léger mouvement rétrograde des pédales. Frein automatique. Frein continu. Frein à air comprimé. Frein d'écrou, Petite pièce fixée sur un écrou et qui l'empêche de se desserrer.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

frein


FREIN, s. m. [Monosyllabe.] 1°. Au propre Mors. Celui-ci est plus du discours ordinaire: l'autre est plus du style noble et élégant. On dit bien qu'un cheval ronge son frein; mais on dit qu'il prend le mors plutôt que le frein aux dents. = Ronger son frein, en style figuré familier, c'est retenir en soi-même son dépit, sa colère, sans ôser la faire éclater. = 2°. Figurément, il se dit de tout ce qui retient dans le devoir. "La crainte de Dieu sert de frein à nos passions. "L'honeur, les lois, les bienséances sont autant de freins pour retenir les hommes.
   Rem. On dit plutôt mettre que doner un frein. Madame des Houlières, qui avait besoin d'une syllabe de plus, a préféré le dernier.
   Pour être heureux, pour être sage.
   Il faut savoir doner un frein à ses désirs.
L'Acad. ne met ni mettre, ni doner un frein; mais la 1re locution est très-usités, et employée par de bons Auteurs.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

frein

nom masculin frein
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

frein

Bremse, Sperre, Zaumbrake, curbrem, band, riem, beteugelingבלם (ז), מעצור (ז), מתג (ז), עצר (ז), רסן (ז), בֶּלֶם, מַעֲצוֹרφρένο, τροχοπέδη, κράσπεδοfreio, restrição, travãoтормоз, бразды, сдерживаниеfreno, argine, remora, scarpa, vincoloفَرامِل, كابِحbrzda, uzdabegrænsning, bremsefrenojarru, rajoituskočnica, ograničenjeブレーキ, 拘束브레이크, 억제bremshamulecband, bromsเบรคหรือเครื่องห้ามล้อ, การควบคุมdizgin, frenphanh, sự kiềm chế刹车, 控制спирачка (fʀɛ̃)
nom masculin
1. dispositif qui permet de ralentir ou d'arrêter unvéhicule donner un coup de frein le frein à main
2. figuré empêcher le développement de qqch
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

frein

[fʀɛ̃] nm
[voiture] → brake
les freins → the brakes
la pédale de frein → the brake pedal
frein à main → handbrake
frein moteur → engine braking
freins à disques → disc brakes
freins à tambour → drum brakes
(fig) sans frein (= sans limites) → unchecked
mettre un frein à → to put a brake on, to check
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005